Nom : ÉRIC BIZ
Localisation : Nord Mirande – Gers

Eric Biz est installé depuis 24 ans et exploite 190 ha de grandes cultures en agriculture raisonnée. Sensibilisé à l’érosion des sols argilo-calcaires, il cultive en couverts végétaux et travaille le semis-direct depuis 7 ans.

Le semis-direct est compatible
avec un sol argilo-calcaire.

Quelle est la spécificité de la terre que vous possédez sur l’exploitation ?

Nous avons une terre argilo-calcaire à tendance séchante en été qui nécessite d’être allégée et enrichie en humus. Cela fait maintenant quelques années que je mets en oeuvre des pratiques comme les couverts pour limiter l’érosion, structurer et enrichir le sol.

Les couverts ont-ils contribué à vous faire gagner en rendement sur vos terres argilo-calcaires ?

Avec les couverts, j’ai fait évoluer les rotations et assolements de l’exploitation. Au lieu du traditionnel blé/ tournesol, j’ai mis en place de la féverole qui ne coûte pas cher et permet d’avoir une belle récolte de blé. Bien sûr, pas de solution miracle et tout dépend toujours de la météo. Mais des couverts bien adaptés aux besoins et qualités de chaque terre favorisent les rendements. Il est important de tester et d’avancer pas-à-pas. Je sais que je peux compter sur le GIEE et les techniciens de Gersycoop pour m’accompagner. Même avec de l’expérience, cela reste indispensable d’échanger et de prendre conseil.

Quelles sont les contraintes à connaître avant de se lancer dans le semis-direct ?

En semis-direct, il faut être encore plus réactif. Le semis-direct de céréales doit être pratiqué sur octobre, au plus tard début novembre. Car il est important de ne pas avoir de sols trop humides. Il faut aussi savoir être raisonnable et accepter que certaines années sont moins adaptées à cette technique.

Aujourd’hui, avec Gersycoop
nous bénéficions d’un large choix de couverts en légumineuses.

Justement, quels conseils donneriez-vous à un agriculteur qui  souhaite pratiquer le semis-direct en couvert ?

  • En premier lieu, structurer son sol. La mise en place et la maîtrise des couverts me semblent être les priorités. Attendre d’avoir pratiqué les couverts permanents et la gestion des adventices avant de passer en semis-direct.
  • Ensuite, avancer progressivement en testant les couverts par parcelle. C’est aussi l’occasion de cibler les couverts les plus adaptés et de définir les rotations qui conviennent à ses propres terres.
  • Veiller à préserver son équilibre financier. En installant les couverts de manière progressive sur votre exploitation, vous préservez votre trésorerie car il faut prévoir environ 50€/ha de couvert. Ainsi, vous étalez vos achats de légumineuses, profitez de certains couverts comme le trèfle qui ont jusqu’à trois repousses et surtout vous vous équipez progressivement en matériels.
  • Rester curieux et ouvert aux expériences menées par les autres agriculteurs.

Enfin s’appuyer sur les agronomes de Gersycoop et profiter de leur vision d’ensemble sur les essais et pratiques en place sur le territoire. Par expérience, je dirais que c’est primordial pour trouver les bonnes solutions dans les années compliquées. C’est ensemble que nous trouverons les conditions du changement que la société attend de nous.

 

Quelles autres nouvelles pratiques envisagez-vous de tester ?

Depuis 7 ans, je n’ai jamais arrêté de parfaire mes pratiques. Aujourd’hui, avec Gersycoop nous bénéficions d’un large choix de légumineuses. Cela me donne des idées !

5pratiques_semidirect-