La mise en œuvre du biocontrôle, alternative aux produits phytosanitaires

La mise en œuvre du biocontrôle, alternative aux produits phytosanitaires

 

 

1- Qu’est-ce que le biocontrôle ?

Le biocontrôle regroupe un ensemble de méthodes de protection des végétaux basées sur des mécanismes naturels, et les interactions qui existent entre les espèces.

Les produits de biocontrôle contiennent notamment soit :
Des macro-organismes tels que les insectes, ou invertébrés
Des micro-organismes tels que les bactéries ou les champignons
Des médiateurs chimiques tels que les phéromones

Tous ces composants ont en commun leur origine naturelle, qu’elle soit végétale ou animale.

Un exemple concret de mise en œuvre du biocontrôle est le recours aux trichogrammes, ces insectes appartenant à la famille des abeilles et guêpes et utilisés comme agents de lutte biologique contre les ravageurs de la pyrale du maïs.

L’emploi de trichogrammes permet de contrôler efficacement la population pyrale, lorsque la pression n’est pas excessive.

2- La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires par le biocontrôle

Dans le contexte actuel de réduction des produits phytosanitaires, les produits de biocontrôle sont une alternative ayant prouvé ses effets dans la réduction, voire, dans certains cas, dans la suppression de produits phytosanitaires, tels que les fongicides ou insecticides.

Toutefois, les modes d’action diffèrent entre produits de biocontrôle et les produits phytosanitaires.

En effet, à la différence des produits phytosanitaires classiques, l’efficacité des produits de biocontrôle repose sur leur utilisation dans le cadre de stratégies culturales complètes et non pas sur une application unique.

Gérer une maladie avec le biocontrôle, nécessite par exemple d’employer différentes techniques, afin de créer des conditions qui limitent le développement de la maladie et/ou son impact. Il peut s’agir notamment du choix de la variété et de sa résistance naturelle à la maladie.

L’efficacité d’une stratégie “complète” en tant que protection intégrée des cultures, exige donc l’implication de plusieurs facteurs agronomiques complémentaires.

3- L’évaluation de stratégies culturales adaptées au contexte local

La mise en place du biocontrôle nécessite une bonne connaissance du champ d’action de ses produits. Ainsi, Gersycoop réalise des essais pour évaluer différentes stratégies culturales.

Ces essais sont caractérisés en fonction des situations.

  • Fréquentes, les situations de réduction des doses employées de fongicides pour traiter les maladies en céréales.
  • Plus rares, les situations de suppression totale des fongicides lorsque certaines conditions favorables sont réunies comme par exemple une variété plus résistante et/ou une année où la pression maladies est faible à moyenne.

Gersycoop réalise des essais dans le but de proposer à ses adhérents des stratégies complètes ainsi que des produits de biocontrôle adaptés aux contextes et problématiques locales.

Dans tous les cas, l’enjeu essentiel réside dans l’équilibre à trouver entre la réduction du recours aux produits phytosanitaires d’une part, et le maintien du potentiel de la culture, d’autre part.

Par ailleurs, le recours au biocontrôle en tant qu’alternative au phytosanitaire permet à nos adhérents de préparer l’avenir et d’anticiper les futures réglementations.