Les produits biostimulants pour une récolte performante et de qualité, dans le respect de l’environnement

Comment s’y retrouver dans cette profusion de Biostimulant ?
Depuis quelques années, les produits biostimulants inondent le marché, proportionnellement à la diminution exigée du recours aux produits phytosanitaires. En parallèle, les aléas climatiques s’accentuent, et les attentes sociétales soutiennent une agriculture performante tout en étant respectueuse de l’environnement.

Les solutions dites “biostimulantes” sont alors apparues en profusion pour répondre à ces enjeux de fond.
Gersycoop s’est depuis engagé dans des travaux pour évaluer ces produits en les intégrant dans des stratégies agronomiques durables et plus résilientes face aux aléas.

• Qu’est-ce que les produits biostimulants ?

Le biostimulant est un fertilisant qui stimule la nutrition des végétaux et leurs défenses naturelles.
Ils peuvent être composés d’éléments organiques, tels que les extraits d’algue et les acides aminés, et d’éléments inorganiques tels que les oligoéléments, ou le silicium. Tous ces éléments ont une action positive sur la performance globale des végétaux, leur croissance et leur résistance au stress.

Les champignons, par exemple, agissent sur le système racinaire des végétaux. Consolidés, leur nutrition est améliorée, ainsi que leur système immunitaire.
Un mélange, tel que des extraits d’algues et d’oligo-éléments, peut ainsi permettre de maximiser les effets recherchés.

• Quels sont les effets attendus des biostimulants ?

L’objectif est d’assurer le rendement et la qualité des récoltes, et plus largement, l’obtention d’une agriculture qui allie performance et respect de l’environnement.

En améliorant la nutrition et l’implantation de la culture, la plante résiste mieux aux aléas climatiques, qui sont autant de facteurs de stress et d’agressions néfastes sur les récoltes.

Une meilleure tolérance aux périodes de sécheresse, la sécurisation de la levée, et l’amélioration du taux de protéines en céréales… font partis des objectifs prioritaires à atteindre. Faciliter le meilleur développement de la plante favorise l’obtention d’une récolte de meilleure qualité.

• Comment les biostimulants sont-ils mis en place ?

Pour donner toutes les chances aux biostimulants de produire les effets escomptés, il est indispensable qu’ils soient intégrés dans une stratégie agronomique.
Tout l’enjeu est alors de trouver le bon positionnement des produits biostimulants pour les intégrer dans les itinéraires techniques de l’agriculteur.

Depuis 2 ans, Gersycoop mène donc des essais en évaluant les produits biostimulants et en testant différentes stratégies. L’idée est de choisir le bon micro-organisme au bon moment.

La première campagne d’expérimentation de biostimulant consiste à tester le positionnement à l’implantation. Il s’agit d’assurer un bon développement du système racinaire pour donner toutes ses chances à la plante de se développer en bonne santé. Cet axe a pour avantage, économique notamment, de s’intégrer dans les pratiques et les calendriers de travail habituels de l’agriculteur.

La deuxième campagne d’expérimentation de biostimulant agit sur la gestion des maladies, en céréales notamment. Le recours aux produits biostimulants associé aux produits de biocontrôles permet d’augmenter la résistance des plantes aux maladies, et donc de diminuer les quantités de fongicides employées.

Favoriser les bactéries pour limiter le recours à la chimie
Les plantes étant plus résistantes, le risque de perte des cultures est minimisé, et l’environnement est respecté.

Plus globalement, l’utilisation de produits biostimulants invite à un raisonnement différent. Il ne s’agit pas d’attendre que le problème soit là pour le traiter, mais d’anticiper en agissant par la racine au sens propre comme au figuré !

En intervenant avant un problème potentiel, toutes les chances sont données à la plante de résister aux aléas climatiques et au stress. Dès lors, le recours éventuel aux produits phytosanitaires n’est plus systématique, mais reste exceptionnel en dernier recours, ce qui diminue amplement son utilisation.